Familles

Le mariage a-t-il une incidence sur votre taux d’imposition au Canada?

Le mariage modifie plusieurs aspects de vos finances, y compris la façon de produire votre déclaration d’impôt annuelle. Le fait d’être marié ou d’avoir un conjoint de fait a une incidence sur votre taux d’imposition et pourrait vous donner droit à des avantages fiscaux supplémentaires. Rajiv Juneja, CGA à Edmonton, explique que le mariage permet de profiter d’avantages fiscaux comme « l’allocation pour conjoint et les transferts d’un conjoint à un autre. »Ces avantages « peuvent entraîner un remboursement plus élevé », déclare-t-il.

Revenu imposable et taux d’imposition

Votre taux d’imposition est calculé à partir de votre revenu imposable. En 2013, par exemple, si votre revenu imposable était inférieur à 43 561 $, votre taux d’imposition était de 15 pour cent. Si vous avez gagné entre 43 561 $ et 87 123 $, votre taux d’imposition était de 22 pour cent. Si vous avez gagné plus de 87 123 $, mais moins de 135 054 $, votre taux était de 26 pour cent. Enfin, si vous avez gagné plus de 135 054 $, votre taux d’imposition était de 29 pour cent , selon l’Agence du revenu du Canada. Quand vous avez un époux ou un conjoint de fait et que vous combinez vos revenus et vos dépenses, votre revenu taxable et votre taux d’imposition peuvent augmenter ou diminuer.

Transferts au conjoint

Les transferts au conjoint sont un des avantages fiscaux importants du mariage. Si votre épouse ou conjointe de fait n’a pas besoin de tous ses crédits non remboursables, elle peut vous les transférer afin de réduire vos obligations fiscales. Seulement certains crédits non remboursables sont admissibles aux transferts au conjoint. Ils comprennent le montant en raison de l’âge, le montant que vous recevez pour vos enfants admissibles, le montant pour revenu de pension, le montant pour personnes handicapées et les frais de scolarité et d’éducation.

Par exemple, supposons que votre épouse peut déduire 4 000 $ de ces crédits de son montant d’impôt, mais qu’elle ne doit que 2 000 $ d’impôt. Comme elle n’a besoin que de 2 000 $ de ces crédits pour réduire ses obligations fiscales à zéro, vous pourriez utiliser l’autre 2 000 pour réduire vos obligations fiscales.

Montant pour conjoint et autres crédits non remboursables

Certains contribuables bénéficient du montant pour conjoint. Il s’agit d’un crédit non remboursable que vous pouvez demander si vous avez subvenu aux besoins de votre époux durant l’année et que son revenu net était inférieur à 11 038 $ en 2013. Le montant du crédit pour conjoint est la différence entre le revenu de votre épouse et 11 038 $.

D’autres crédits non remboursables peuvent s’ajouter et être demandés dans votre déclaration ou celle de votre épouse. « Les frais médicaux et les dons de bienfaisance du conjoint peuvent être déduits », souligne M. Juneja. Vos frais de transport en commun et ceux de votre époux peuvent également être additionnés et déduits par l’un de vous dans sa déclaration d’impôt.

Si vous ou votre époux avez acheté une maison durant l’année fiscale, vous pouvez être admissible au montant de 5 000 $ pour l’achat d’une habitation, en 2013. Pour demander ce crédit, ni vous, ni votre époux ne devez, selon l’ARC, avoir habité une maison que vous possédiez, pendant une période de quatre ans avant l’achat de votre nouvelle maison.

Avantages fiscaux et les enfants

Les couples mariés et les conjoints de fait avec enfants peuvent avoir droit à des prestations supplémentaires. « Les enfants sont admissibles à des prestations fiscales pour enfants, (plusieurs) basées sur le niveau des revenus », précise M.Juneja. La Prestation fiscale canadienne pour enfants est une allocation mensuelle non imposable versée aux familles à faible revenu pour les aider à subvenir aux besoins de leurs enfants de moins de 18 ans.

La Prestation universelle pour la garde d’enfants aide les familles à concilier leurs vies professionnelle et familiale et accorde un montant d’environ 100 $ par mois par enfant de moins de 6 ans. « Vous devez produire une déclaration d’impôt pour recevoir ces prestations », souligne M. Juneja. Vous devez également habiter avec l’enfant et être son principal dispensateur de soins. De plus, un des époux doit être citoyen canadien, résident permanent, personne protégée ou résident temporaire.