Remboursements

Comment dépenser vos remboursements d’impôt

Il y a remboursement d’impôt lorsque le montant de l’impôt déduit de votre chèque de paie dépasse le montant de l’impôt que vous devez au gouvernement. Cela peut se produire quand vous demandez des crédits d’impôt et des montants que vous n’aviez pas songé à déclarer avant de commencer à préparer vos déclarations, comme les frais médicaux, ou si vous cotisez à votre REER.

Il peut être difficile pour vous de résister à la tentation de dépenser vos remboursements sur un voyage ou un nouveau vêtement haute couture (nous ne vous disons d’ailleurs pas de vous en abstenir), mais de nombreuses options s’offrent à vous pour utiliser l’argent de façon à améliorer vos perspectives et votre santé financières, ce qui pourrait bien vous aider à mieux dormir.

Améliorer votre santé financière

Vous pouvez utiliser vos remboursements pour améliorer votre situation financière en général, que vous ayez pour objectif d’économiser en vue de la retraite, d’acheter une maison ou encore de poursuivre vos études. Mais vous pourriez être étonné d’apprendre que dépenser vos remboursements de cette manière n’est peut-être pas le geste le plus sage à poser lorsque vous adoptez une vue d’ensemble.

On considère habituellement que la meilleure chose à faire pour sa santé financière est de s’attaquer aux dettes à intérêts élevés. Cependant, si vous travaillez dans un secteur d’activité où la sécurité d’emploi est faible, ou si vous êtes souvent au chômage, il vaut peut-être mieux pour vous de conserver ces fonds pour les situations d’urgence.

Vous pouvez aussi utiliser le remboursement pour acquitter des factures échues avant de vous occuper des cartes de crédit à intérêts élevés, car le fait d’être à jour dans vos factures courantes permet de protéger votre pointage de crédit et votre crédit à venir. Une autre possibilité serait de consolider vos dettes au moyen d’un prêt à faible intérêt et d’utiliser les fonds ainsi libérés pour payer ce nouveau solde mensuel.

Affecter de l’argent à votre hypothèque

Si vous payez vos factures et votre compte de carte de crédit au fur et à mesure, d’autres stratégies sont à votre disposition pour tirer le maximum de votre remboursement d’impôt. L’une d’elles, si vous êtes propriétaire, a pour but d’appliquer un paiement ponctuel annuel à votre hypothèque. La plupart des prêts hypothécaires permettent aux propriétaires d’effectuer annuellement un versement supplémentaire jusqu’à concurrence de 5 % à 25 % de la valeur du prêt, et ce, sans pénalité.

Établissez un fonds d’études

Le régime enregistré d’épargne-études (REEE) est une autre destination judicieuse pour les remboursements d’impôt des familles canadiennes préoccupées par la hausse du coût des études postsecondaires. Un parent peut mettre en place un REEE pour son enfant et cotiser au régime. Même si cela n’entraîne pas une déduction d’impôt immédiate, le revenu de placement demeure à l’abri de l’impôt pendant qu’il se trouve dans le régime. Votre enfant doit toutefois payer de l’impôt sur le revenu généré par le placement pendant qu’il est aux études, mais le montant des cotisations demeure libre d’impôt au moment des retraits.

Vous pouvez décider d’utiliser les sommes provenant de vos remboursements d’impôt afin de reprendre vos études. À cet effet, vous pouvez maintenant déduire de votre revenu certains frais liés aux études pendant que vous êtes aux études. Bien que ces crédits ne visent qu’une partie des sommes que vous dépensez, vous pouvez néanmoins transférer les montants inutilisés à votre conjoint ou les reporter aux années d’imposition ultérieures. Le montant de ces crédits varie selon que vous poursuivez vos études à temps plein ou à temps partiel et selon le nombre de mois pendant lesquels vous êtes inscrit.

Mettre de l’argent de côté pour la retraite

Les cotisations aux régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) peuvent engendrer des remboursements plus importants; vous pouvez utiliser l’argent qui vous revient pour augmenter votre épargne-retraite. Voilà l’option que préconise David Chilton, auteur du livre Un barbier riche. Comme il l’explique dans le journal The Globe and Mail, l’idée d’appliquer son remboursement à autre chose que le REER va carrément à l’encontre de l’avantage premier de réaliser des économies d’impôt immédiates.

Une autre possibilité intéressante est le compte d’épargne libre d’impôt (CELI), qui permet de déposer jusqu’à 6 000 $ par année sans payer d’impôt sur les intérêts obtenus. Les droits de cotisation remontent au début du programme. Puisque le CELI ne prévoit aucun allégement fiscal immédiat – il s’achète en dollars après impôt – le montant des remboursements d’impôt demeure donc inchangé dans l’année de cotisation.

Le placement de vos remboursements dans un CELI crée un compte dont les fonds fructifient de la même manière que les fonds placés dans un REER, quoique la croissance du placement au titre du CELI demeure à l’abri de l’impôt. Lorsque vous retirez des fonds d’un CELI, que ce soit pour la retraite ou d’autres fins, les sommes en question demeurent libres d’impôt et sans restriction. Le CELI peut servir à la fois de fonds d’urgence et d’instrument de revenu de retraite, ce qui en fait une destination idéale pour les remboursements d’impôt.